Pensée en coproduction avec le musée du Louvre, l’exposition « Le Passage de Vénus » déploie un parcours en trois séquences qui mène de la naissance d’Aphrodite, à la consécration de la Vénus d’Arles comme figure majeure de la statuaire antique. Éclairées par les textes des auteurs antiques, ces étapes racontent comment l’image de la déesse s’est façonnée et transmise au fil des siècles : une approche rare sur les variations esthétiques de la représentation de la déesse.
« Le Triomphe de Vénus », au rez-de-chaussée, évoque l’origine du mythe et la diffusion de son image dans le monde antique. Sculptures, récits et chefs-d’œuvre retracent l’émergence d’un idéal de beauté devenu universel.
Dans les collections permanentes, « Les Métamorphoses de Vénus » proposent des comparaisons formelles et spirituelles entre œuvres d’époques différentes, enrichies par les interventions d’artistes contemporains. Photographiée par Man Ray, transformée en icône pop par Andy Warhol, interrogée par ORLAN ou Annette Messager, la déesse devient un terrain d’expérimentation artistique où se croisent fascination, ironie et réflexion sur le corps. L’exposition ouvre ainsi un dialogue entre la collection du musée et seize artistes contemporains qui questionnent l’origine archaïque de Vénus, le culte du nu ou encore le kitsch né de sa popularité.
En conclusion du parcours, « Moi, la Vénus d’Arles », au premier étage, plonge les visiteurs dans l’histoire de cette œuvre emblématique grâce à des archives, dispositifs audiovisuels et espaces interactifs. Entre Antiquité et création contemporaine, l’exposition révèle la permanence d’un symbole qui n’a jamais cessé d’inspirer. À Arles, la déesse ne revient pas seulement en visite : elle retrouve une terre qui continue de faire vivre son histoire.
Nocturne d’ouverture : samedi 25 avril, 18h-21h (accès libre)


