Arles, la déesse retrouve sa terre

Cet été, grâce au Département des Bouches-du-Rhône, Arles accueille une invitée mythique exceptionnelle. L’exposition « Le Passage de Vénus », présentée du 24 avril au 31 octobre 2026 au Musée départemental Arles antique, marque le retour exceptionnel de la Vénus d’Arles sur sa terre d’origine. Habituellement conservée au musée du Louvre, ce prêt exceptionnel permet une rencontre inédite avec cette sculpture emblématique. L’icône antique est de retour en Provence pour la deuxième fois seulement en 375 ans, un événement culturel aussi rare que symbolique.

Découverte en 1651 dans les ruines du Théâtre antique d’Arles, cette statue de marbre réalisée au Ier siècle avant notre ère est une remarquable copie romaine inspirée de l’Aphrodite de Praxitèle. Dès sa découverte, elle suscite fascination et convoitise. Louis XIV, séduit lors d’un voyage en Provence, la fait transporter à Versailles. Restaurée par François Girardon, qui lui ajoute bras, miroir et pomme, elle rejoint ensuite le Louvre où elle dialogue aujourd’hui avec la célèbre Vénus de Milo. Elle incarne depuis plus de deux millénaires la figure de la déesse de l’amour et de la beauté, dont l’image traverse les civilisations et le temps.

Vénus retrouve Arles, épicentre de l’exposition « Le Passage de Vénus », orchestrée en partenariat avec le Louvre. Installée dans la grande salle du musée, elle sera escortée de près de quatre-vingts œuvres, dont trente-trois issues des collections nationales. Une constellation d’œuvres antiques, modernes et contemporaines accompagne ainsi ce retour tant attendu, transformant le musée en un espace de circulation et de dialogue entre les époques.

Dans cette rencontre inédite, la figure de Vénus retrouve toute sa force poétique, réaffirmant l’aura souveraine qui fut la sienne dans l’Antiquité et la puissance d’icône qu’elle incarne encore aujourd’hui, traversant les siècles sans rien perdre de son magnétisme. Elle demeure l’un des symboles les plus précieux d’Arles, ville antique qui l’a vue naître. Le mythe reprend vie à l’origine de sa création.