Reportage SHERMAR MOORE Un homme d'action

Mannequin, acteur et présentateur de télévision, Shemar Moore est né le 20 avril 1970 à Oakland en Californie. Fils d’un papa consultant et d’une maman professeure de mathématiques, la famille quitte les États-Unis pour le Danemark, jugeant la ségrégation raciale difficilement vivable. Ils déménageront par la suite à Bahrain au Moyen Orient, où le jeune Shemar Moore rejoint une école britannique privée.

Passionné par l’art de la scène et après avoir passé plusieurs années au Danemark, Shemar Moore revient aux États-Unis et entame sa carrière d’acteur en 1994 dans la série mythique les Feux de l’amour où il incarne Malcolm Winters. Son physique avantageux et son charisme lui permettent d’être rapidement en tête d’affiche de nombreux castings et émissions aux États-Unis.

En 2005, Shemar Moore joue dans une nouvelle série emblématique du paysage audiovisuel, Esprits Criminels, dans laquelle il incarne le personnage de Derek Morgan, spécialiste ultra-sexy des comportements obsessionnels. Le profiler, ancien délinquant, jouera dans onze saisons et restera l’un des rôles phares de la série. Celle-ci le propulsera au rang de star internationale.

L’acteur à qui tout réussi est aujourd’hui à la tête d’une nouvelle série, prochainement diffusée sur TF1. Le comédien de 48 ans revient sur nos écrans dans la série S.W.A.T (Special Weapons and Tactics) dans laquelle il tient le rôle principal, celui de Daniel « Hondo » Harrelson, lieutenant de la brigade d’intervention des forces de polices américaines. Il forme et entraîne son équipe dans un seul et unique but : protéger, servir et sauver des vies.

Côté vie privée, Shemar Moore est aujourd’hui à la recherche de la femme qui lui permettra de fonder une famille. L’acteur est aussi très engagé dans plusieurs causes qui lui sont chères, tout comme ses partenaires d’Esprits Criminels, telles que la lutte contre la sclérose en plaques, qui l’affecte personnellement. En effet, sa maman, qu’il surnomme « SuperWoman », en est affecté depuis 1999. Il créé également la marque de vêtements « Baby girl » dont les bénéfices sont reversés pour faire avancer la recherche.

Invité récurrent du Festival de télévision de Monte-Carlo, Shemar Moore fait le show en prenant soin d’être toujours au contact de son très fidèle public, qu’il aime choyer lors de ses apparitions publiques.

« Nous avons plus que jamais besoin de croire en demain »

Shemar Moore est l’une des figures de la 58ème édition du Festival de Télévision de Monte-Carlo. Un an et demi après son départ d’Esprits Criminels, l’acteur est venu présenter la série évènement « S.W.A.T », pour le plus grand bonheur des lecteurs du LiFE Magazine !

Shemar Moore, vous avez pris une année pour vous concentrer sur votre vie privée, prendre du recul par rapport à votre carrière. En quoi cela vous a été bénéfique ?

En effet, j’ai eu la chance de pouvoir prendre du temps pour moi, pour faire une pause. C’est une décision qui a été mûrement réfléchie et dont je suis fier. Après onze années passées dans la série « Esprits criminels », j’avais besoin de retrouver un équilibre entre mon travail et ma vie privée, pouvoir voyager, tomber amoureux et fonder une famille. Toute ma vie j’ai voulu saisir les opportunités qui se présentait à moi, pour grandir. Ce n’est jamais une coïncidence, c’est une chance. Je suis un acteur, mais avant tout un homme…

Quels sont les personnes qui ont influencé ce choix ?

J’ai choisi d’évoluer vers autre chose pour m’épanouir, comme l’ont fait bien avant Georges Clooney en partant de la série Urgence ou encore Denzel Washington avec son départ de la série pital St. Elsewhere. Ils ont fait le saut de l’ange… Ils ont quitté des séries très populaires pour élargir leur horizon et déployer leurs ailes. Regardez où sont ces acteurs aujourd’hui… Ils m’ont donné le courage de prendre des risques !

Puis le projet S.W.A.T est arrivé dans ma vie…

Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce nouveau défi ?

Le prochain chapitre de ma vie s’offrait à moi, j’avais envie de prouver ce que j’étais capable de faire, de jouer les héros. Mon arrivée dans la série S.W.A.T fut une chance. Malgré la pression, cette série me passionne, j’y mets tout mon cœur. De plus, mes partenaires sont tous extraordinaires, cela m’aide beaucoup !

Parlez-nous de cette série…

C’est un subtil mélange d’actions et de sensations fortes comme vous n’en avez jamais vu à la télévision ! Au fil des épisodes, vous allez suivre les activités de cette équipe du S.W.A.T. (« Special Weapons and Tactics »), qui est en fait une unité paramilitaire de la police.

J’ai un rôle extraordinaire, je suis un super-héros… Je ne pouvais pas rêver mieux ! Je suis le chef, Daniel Hondo, et mon but est de sauver des vies. Vous allez me voir sauter d’un hélicoptère, grimper sur des immeubles et faire des courses-poursuites en voiture et à moto. Vous ne pouvez que passer un bon moment devant S.W.A.T ! (Rires).

Qu’est-ce que représente cette fiction pour vous ?

C’est une grosse opportunité pour ma carrière, et pour moi de défendre mes valeurs. Je suis le seul homme afro-américain à être à la tête d’une série d’une chaîne généraliste aux USA pour le moment. C’est une belle vitrine, mais avec beaucoup de responsabilités.

Quel(s) message(s) véhicule(nt) la série S.W.A.T ?

Il y a un vrai message de fond dans chacun des épisodes de la série. Aux États-Unis comme dans le monde entier, il y a une peur omniprésente. Cette série ne pourra pas effacer tout cela, en revanche, elle peut nous permettre de nous poser et penser à autre chose.

Mon personnage dans S.W.A.T transmet un message fort à mon public, pas seulement pour les Noirs, mais aussi pour les Asiatiques, les Latinos ou même les Blancs. Je souhaite être un messager pour les minorités.

Dans mon rêve le plus profond, nous sommes tous des humains égaux. Peu importe la couleur de peau, notre origine. Nous sommes des êtres avec nos bons côtés, et nos côtes plus obscurs, mais je suis certain que nous pouvons tous être meilleurs grâce aux autres. C’est ce que j’essaye de montrer à travers mon personnage. Soyez ouvert, et à l’écoute des autres !

Pensez-vous que la télévision est un bon support pour transmettre un message ?

C’est un moyen très puissant ! Une opportunité pour nous, acteurs, de transmettre des valeurs. Nous avons un rôle important, surtout en tant que personne de couleur.

Est-ce que la comédie vous manque ?

J’ai beaucoup aimé faire de la comédie, notamment dans le film « The Bounce Back ». Mais vous savez, quand vous êtes acteur, chaque moment est une comédie. (Rires). Même dans mes rôles les plus durs, j’y ajoute une pointe d’humour.

Avez-vous eu des mentors, ou des personnes qui vous ont fascinées ?

Évidemment ! J’ai toujours été fasciné par Samuel L. Jackson. Il a la faculté incroyable de pouvoir jouer et incarner tout type de rôle, en prenant une place majeure à l’écran.

Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

De toujours croire en mes rêves, et de rencontrer la femme de ma vie pour fonder une famille.