REPORTAGE PHILIPPE BAS Profilage d'un acteur à succès

Comment êtes-vous devenu acteur ?

J’ai choisi cette voie en prenant des cours d’art dramatique à l’âge de 21 ans… Les choses se sont mises en place par la suite, très naturellement.

Qui vous a donné envie de faire ce métier ? Un acteur en particulier ?

Je pense que c’est d’avantage le cinéma dans son ensemble qu’un artiste en particulier.
La raison en est toute simple, mes parents appréciaient les films, le théâtre, la musique… Dans des genres très différents. Ces moments de partage autour d’un film ou d’une pièce m’ont laissé de très bons souvenirs… Après c’est l’émotion que l’on peut ressentir qui nous donne cette envie, lorsque l’on ressent cette énorme besoin d’exprimer quelque chose et surtout la capacité de le faire au service d’un auteur.

Pour incarner votre personnage du commandant Rocher dans profilage, faut il mener une vie saine ?

Je dirais qu’un acteur ou même artiste doit choisir la vie qui correspond avec sa propre conception de son art, de l’expression de celui-ci…
Dans mon cas, j’ai toujours considéré le corps comme mon instrument et comme un allié dans toutes mes formes d’expression. De ce fait autant en obtenir le meilleur possible mais il faut en prendre soin… Il arrive de l’abîmer un peu mais du moment que c’est au service de l’expression que l’on a choisi, ça va. Donc oui j’ai une vie saine, pour le personnage de Rocher ou un autre bien sur.

Avez vous suivi un entraînement spécifique avec la police pour incarner ce rôle ?

Pour Profilage, ça n’a pas été nécessaire. Il m’est arrivé pour le film :
«L’Assaut» en 2010 de m’entraîner une semaine avec des membres du GIGN à Satory. Une expérience «musclée» très enrichissante !

Y a t’il des points communs entre vous et votre personnage de fiction ?

Oui quelques uns bien entendu, car je l’incarne sur la durée et d’une manière que j’espère être la plus naturelle possible… Alors forcément, on se ressemble un peu Rocher et moi. Disons que c’est une partie de moi. Je vais vous faire une confidence, il m’est parfois arrivé en jouant dans cette série de me sentir plus « moi-même » à l’intérieur d’une scène qu’avant et après… Parce que l’on doit faire quelques fois des efforts techniques pour travailler, dans les mises en places de tournage et entre moteur et coupez, je me relâche et je suis enfin libéré… À « être »!

Nous allons attaquer la 9ème saison de Profilage , est ce que le scénario continue de vous surprendre au fil des saisons ?

Effectivement, nous avons déjà attaqué la 9eme saison, qui est la 7eme pour moi. Bien sûr ! Je suis à la fois surpris et enthousiaste à chaque lecture de scripts.

Pensez-vous arriver au bout de votre personnage ?

Grâce à nos auteurs, notamment Maxime Berthemy pour cette nouvelle saison, nous avons à chaque fois des situations nouvelles… Par exemple cette saison présente un aspect inédit pour mon personnage à double titre, pour une raison personnelle et une raison amoureuse… Je n’en dis pas plus sauf que l’intensité des sentiments et du drame sera vraiment très présente. Cela donne pour ce que nous avons déjà vu une émotion assez forte, c’est mon ressenti en tout cas…

Le cinéma vous attire t’il ? Des propositions ? Un projet de téléfilm prochainement ?

Bien sûr. Le cinéma le théâtre et la télévision… Tout me plaît.

J’ai terminé il y a peu une comédie romantique à Bora Bora pour Tf1, j’ai hâte qu’elle soit diffusée (Tf1).

Au niveau des projets, nous terminons la saison 9 de Profilage en septembre et j’ai des choses à étudier pour cet automne… Je suis très heureux d’être à ce point occupé par mon travail et je savoure le plus possible la chance que j’ai.

Votre film fétiche ?

J’en ai mille ! Disons que mes réalisateurs favoris sont dans les plus récents : James Gray, Jacques Audiard et Johnie To… Luc Besson et Leos Carax m’ont beaucoup influencé dans ma vie. Mais il y en a énormément en réalité !

Pour les plus anciens Vittorio de Sica , Kazan, Huston puis Scorsese, Coppola, Leone et tous les westerns notamment ceux des sélections de Gérard Jourd’hui et Eddy Mitchell au temps de la dernière séance.

Que faut-il faire pour étonner Philippe Bas ?

Tellement de choses m’étonnent et m’enthousiasment ! C’est ma personnalité je crois, qui me permet d’avoir cette fraîcheur et cette curiosité… Je vais vers ce qui me plaît, et ce qui est bon au sens véritable.

Êtes vous un dur au cœur tendre ?

Je ne crois pas… J’essaye d’être le plus souple possible et de mettre mon ego de côté. J’ai du cœur, c’est certain.

Si vous n’aviez pas été acteur quel métier auriez vous exercé ?

Aucune idée… Peut-être dans le sport…

Flic ou voyou ?

Au cinéma et à la télévision, les deux.

Que peut on vous souhaiter de plus ?

Ce que vous voulez… Moi je souhaite à tous vos lecteurs et lectrices, de se réaliser et d’avoir le meilleur dans leur vie. D’aller au delà de ce qu’ils ont imaginé. Et pour finir je souhaite à chacun d’avoir des buts à atteindre. Les leurs ! Les meilleurs qui puissent être pour eux ! Je crois que c’est indispensable pour ne pas errer dans la vie… Il faut de la joie, de l’enthousiasme et du mouvement, ce sont les clefs…